Nos skippers
Diplômés et possédant une grande expérience des séjours voile ils comptabilisent plusieurs dizaines de milliers de milles depuis plus d’une vingtaine d’années en Atlantique Nord et sur les mers du Globe et se comportent comme des guides de la mer et du milieu maritime, en plus de leurs compétences dans l’enseignement de la voile.

Patrick, le skipper de Ster Wenn
Co-fondateur de l'association, plongeur et surfeur, amoureux des beaux bateaux, très connaisseur des eaux Bretonnes et de ses ports qu'il affectionne, Patrick est né dans le milieu du nautisme. Depuis 1998, il anime vos stages avec pédagogie et rigueur, tout en assurant leur convivialité. Sa longue expérience dans la conduite des groupes et leur dynamique en fait un skipper hors pair avec qui on existe vraiment à bord.

Thomas, coureur des mers et skipper Vivre La Mer
Hivernage en Alaska, traversées dantesques en Antartique, Thomas a doublé plus de fois le Cap Horn que vous ne passerez la Teignouse. Durant ses séjours dans ses eaux natales de Bretagne, avec Vivre La Mer, il vous fera découvrir criques et passages peu courus. Sa très grosse expérience de la haute mer est en contraste saisissant avec la douceur de sa voix, sa patience et sa gentillesse. Si vous arrivez à énerver Thomas, votre stage vous est offert!
Vous pouvez suivre certaines de ses aventures lointaines sur son site http://www.caphorn-a-la-voile.com et pourquoi pas le rejoindre.....

Denis, La mer accessible à tous...
Le voilier, trop souvent pour un grand nombre de nos concitoyens, ne se résume qu'à un point blanc improbable qui vogue sur l'horizon.
En effet, aujourd’hui encore, la plaisance à la voile n'est praticable que par une frange très réduite de la population, malgré la vulgarisation apparente de ces dernières décennies. Car en même temps que des fortunes sont investies dans de multiples unités de courses autour du monde qui sont relayées par tous les médias, on peut remarquer que certains publics, les plus modestes en particuliers, restent totalement exclus du domaine d'activité maritime de la plaisance.
Le voilier habitable ne semble donc pour beaucoup de personnes que l'espace d'un rêve lointain et inaccessible. Pourtant, en France, dans les Régions maritimes, la proximité géographique de la mer apparaît à tous ; la quantité de bateaux dans les ports de plaisances est aussi une évidence. Il devient de ce fait anachronique de constater par exemple, que certains jeunes sont toujours éloignés de cette ouverture sur un monde qui subsiste pourtant si proche d'eux. Du reste, il est dommage, que les publics en difficulté ne puissent vivre une expérience en tant qu'équipier en mer sur un voilier dans le cadre d’un programme d'insertion sociale. Pourtant, les zones côtières, du sud de La Rochelle à l'ouest de Saint Malo, devraient être des espaces sociaux de « l'aventure humaine » abordable aux catégories sociales qui en sont les plus écartées.
À bien des égards, s'embarquer sur un voilier demeure ainsi un privilège. C'est pourquoi ma pratique d'animateur socioculturel et de skippeur sur un voilier de croisière, depuis plus de dix ans avec divers publics venant à bord dans le cadre de programmes sociaux, éducatifs ou touristiques, m'amène à rendre compte ici, voire à attester, de l'intérêt des séjours et du plaisir vécu par les équipages. Quantité de bénéficiaires croyaient depuis longtemps que ce « lieu symbolique de la plaisance » ne leur était a priori pas accessible ; or y accéder est devenu pour eux une expérience personnelle et collective très valorisante. Vivre en collectivité sur un voilier, où chacun a un rôle à jouer en tant qu'équipier, répond aux besoins de sociabilité des personnes. En effet, l'équipage attend de chacun qu'il tienne sa place à bord ; et c'est parce que les contraintes matérielles sont nouvelles et nombreuses en navigation que les plaisirs sont élevés. Ainsi, il y a la marche du navire qui prime sur tout le reste : il faut tenir compte de la météo, des marées, de la route à faire. Il y a aussi la vie du bord et le quotidien à assurer ; car il faut s'organiser avec rigueur pour affronter et faire avec les éléments naturels. Il faut également combattre en soi-même ce qui peut apparaître comme de l'anxiété, face parfois à l'inévitable hostilité du milieu.
Puis, c’est ainsi qu’au détour d’une escale, d’un long bord le long d’une île bretonne, qu’un sentiment de liberté apparaîtra grâce à la contemplation des paysages ; ils sont remarquables et inhabituels : la mer et la lumière changeantes, la côte diverse vue du large et les couchers du soleil sur l'horizon. Bref, le contexte maritime oblige tout marin novice en particuliers à reconsidérer ses habitudes de « terrien ». C'est la démarche personnelle originale qui apporte cette sensation extraordinaire dans toute expérience maritime. De plus, ce changement est vécu collectivement - en équipage - et chaque membre a dû négocier sa place à bord pour que le groupe se constitue avec les spécificités individuelles devenant complémentaires grâce à l'adaptation de chacun.
« Vivre ensemble » et « Vivre la Mer » paraît donc s'imposer naturellement sur le voilier car, bien entendu, l'équipier a choisi de s'engager dans cette expérience. La rencontre, des uns et des autres, offre l'opportunité de la réalisation d'un nouveau séjour pour tous. Dès lors, en tant qu'animateur, intervenant spécialiste de l'activité, j'ai bien sûr l'habitude d'établir une relation conviviale à partir de ce privilège d'être à bord en équipage, puis de donner les repères nécessaires pour que chacun s'installe à bord et puisse comprendre simplement comment les choses essentielles fonctionnent : météorologique, sécurité, hygiène, cuisine et éléments dynamiques du voilier. Ce préalable général habituel permet quelques repères fondamentaux qui sont rassurants, sécurisants. Il ne s'agit pas de laisser les participants dans l'expectative ; mais au contraire, ils doivent acquérir rapidement : confort, confiance et motivation. En effet, la période du séjour est courte et il n'y a jamais le temps de laisser place très longtemps à l'incertitude de l'embarquement. Il semble ainsi primordial que l'équipage se constitue rapidement afin qu'il puisse agir vers un déroulement harmonieux du séjour. De plus, l'acquisition par chacun à bord d'un rôle intéressant - pour la dynamique du séjour - devient un des paramètres très constructifs des individualités. C'est ce qui évidemment valorise l'équipier au sein du groupe et l'aide à prendre sa place. C'est ce qu'aussi chaque mémoire individuelle retiendra pour elle-même.
Le voilier - avec son équipage qui vit à bord un séjour en mer - reste plus que tout un « lieu » collectif de découverte, de solidarité et de démocratisation..
Denis Libeau
Le Centre Croisière
Rennais propose
des séjours voile à
destination des
organisme sociaux.

Jean-Yves, skipper Vivre La Mer
Une enfance en Afrique à côtoyer des aventuriers, une partie de sa vie passée dans la verticalité des voies d'escalade, un besoin viscéral de toujours aller voir "en vrai" le mène à la voile, de ses mers Bigoudènes d'adoption, à l'Irlande et l'Ecosse, et même jusqu'au Groenland en passant par les Féroé et les routes Vikings. Mais la voile en elle-même n'est jamais l'objectif, pour lui c'est un moyen de rencontre, d'épanouissement, et de partage. Car Jean-Yves ne connait pas d'étranger, n'a pas de racine, et il est chez lui (presque) partout. Skipper occasionnel de Vivre La Mer, pédagogue, il ne laisse rien au hasard et vous aidera à progresser vers votre propre autonomie qui passe par ce respect pour notre mère nature.
